Des chalets en fustes de bois du Queyras aux lauzes des toits du Piémont italien en passant par les fortifications de l’Ubaye, cette ronde des hautes vallées transalpines exhale les saveurs de myrtilles, d’airelles et de polenta tandis que les fières citadelles des terroirs traversés, la Font-Sancte, le Chambeyron et le Viso, régalent le regard.
| Durée | 12 jours / 12 de marche |
| Encadrement | Accompagnateur en montagne |
| Groupe | De 4 à 15 participants |
| Hébergement | Gîte et refuge |
| Portage | Vos affaires personnelles + portage allégé J8-J10 |
| Rendez-vous | 8h30 gare SNCF de Mont-Dauphin-Guillestre (commune d’Eygliers). Dispersion au même endroit vers 17h00. |
Un itinéraire intégralement pédestre.
Les hautes vallées transalpines.
La Font-Sancte, le Chambeyron et le Viso.
Jour 1 - Val d’Escreins (1780 m) - Col de Serenne (2674 m) - Fouillouse (1900 m)
Le val d’Escreins, adossé au Parc Naturel Régional du Queyras, est cerné d’imposantes falaises que dominent les pics de la Font-Sancte (3385 m). Il est classé réserve naturelle en raison de ses milieux remarquables (éboulis, marais, pinèdes, mélézins) qui hébergent une flore dont certaines espèces sont endémiques comme la bérardie laineuse et une faune dont certaines espèces sont en régression comme le lièvre variable ou le lagopède alpin.
Des ruines des anciens hameaux d’Escreins (1780 m), nous franchissons le verrou rocheux qui donne accès au vallon Laugier, écrin de verdure suspendu dans un paysage minéral. Nous le remontons jusqu’au col de Serenne (2674 m). Un petit crochet au lac des Neuf Couleurs (2711 m) s’impose avant de descendre jusqu’aux rives de l’Ubaye. Nous l’enjambons grâce au pont du Chatelet (1625 m) surplombant un gouffre de près de 110 mètres. Son arche unique nous permet d’accéder au hameau de Fouillouse (1900 m), d’où est originaire le père de l’abbé Pierre. Nuit en gîte.
Temps de marche : 6h30 / M : 1170 m - D : 1050 m.
Jour 2 - Col du Vallonnet (2524 m) - Col de Mallemort (2558 m) - Larche (1700 m)
Sur les traces des forteresses de l’Ubaye. Tels sont les ouvrages remarquables de cette journée. Forteresse minérale du Brec de Chambeyron, née des mouvements de la Terre et forteresses de pierre, témoins du passé militaire de l’Ubaye.
Nous remontons le paisible vallon de Plate Lombarde. Le Brec de Chambeyron (3389 m) se dévoile peu à peu à l’approche du col du Vallonnet (2524 m). Dans une ambiance pastorale nous descendons jusqu’au lac du Vallonnet Inférieur (2432 m) et bifurquons pour atteindre les abords du col de Mallemort (2558 m). Nous pénétrons alors dans un sanctuaire militaire avec la caserne de Viraysse et, plus haut, coiffant la Tête de Viraysse (2772 m), la vertigineuse batterie de Viraysse. Cette citadelle a été érigée entre 1885 et 1894. De ces lieux maintenant pacifiés, nous descendons jusqu’à Larche. Nuit en gîte.
Temps de marche : 6h30 / M : 840 m - D : 1040 m.
Jour 3 - Col des Monges (2542 m) - Colle d’Enchiausa (2740 m) - Chialvetta (1500 m)
Nous remontons le vallon de Rouchouse, d’abord étroit, puis s’ouvrant sur de vastes alpages dans sa partie supérieure. Au col des Monges (2542 m), une borne frontière nous rappelle qu’elle marquait jadis la limite entre le Dauphiné et le Piémont. Nous entrons dans le Val Maira. Nous parvenons au cœur d’un vallon glaciaire au creux duquel se prélasse le lac d’Apzoï (2303 m). C’est dans une ambiance haute montagne que nous gravissons le minéral col d’Enchiausa (2740 m). À travers éboulis et alpages nous descendons jusqu’aux granges Gorra (1914 m). À partir de Pratorotondo un chemin muletier nous conduit jusqu’à Chialvetta, hameau typique où les demeures ont conservé leurs colonnes de pierre et leurs toits en lauze. Nuit en auberge.
Temps de marche : 7h00 / M : 1290 m - D : 1490 m.
Jour 4 - Colle Soleglio Bue (2337 m) - Preit (1540 m) - Finello (1300 m)
Requinqués par les agapes de la veille, nous nous élevons dans la forêt et atteignons la grange Ussiera (1818 m). Après avoir contourné le bombement du Monte Ciabert nous parvenons au col Soleglio Bue (2337 m). Face à nous s’élève la lame effilée de la Rocca La Meja (2831 m). Les alpages puis les mélèzes jalonnent notre descente jusqu’au hameau de Preit (1540 m). Celui-ci s’enorgueillit d’avoir l’une des dernières scieries entraînées par une roue à aubes. Et nous-mêmes nous laissons entraîner par les rives du torrent jusqu’à Finello, l’une des bourgades de Marmora. Nuit en auberge occitane en chambre partagée.
Temps de marche : 6h30 / M : 840 m - D : 1040 m.
Jour 5 - Stroppo (927 m) - Colle San Giovanni (1872 m) - Serre d’Elva (1640 m)
Nous commençons par un petit détour à la chapelle San Sebastiano construite au XVe siècle et ornée de splendides fresques. Nous empruntons ensuite une section du Percorso Occitani, un itinéraire original qui permet de découvrir les patrimoines du Val Maira par des chemins séculaires. Nous traversons quelques bourgades aux nombreuses maisons médiévales et atteignons le col de l’Encucetta (1601 m). C’est alors la descente dans le sillon du Val Maira où s’écoule le torrent éponyme. Nous le franchissons à proximité de Stroppo (927 m). Cette commune, constellée de hameaux, a gardé les traces de vieilles demeures médiévales ainsi que des fresques votives. Nous remontons jusqu’au hameau de San Martino (1431 m) perché sur un éperon dominant la vallée. Enfin nous parvenons au col San Giovanni (1872 m). De là, nos yeux embrassent tout le haut vallon d’Elva dominé par le Pelvo d’Elva (3064 m). Nous abordons ce territoire par une descente dans un mélézin, traversons quelques-uns des vingt-huit hameaux composant la commune d’Elva et faisons halte à Serre, le chef-lieu. L’abside et les murs de son église paroissiale ont conservé les fresques du peintre flamand Hans Clemer, le Maître d’Elva. Son musée de Caviè raconte l’activité des hommes d’Elva qui consistait à acheter les tresses des femmes pour confectionner des perruques. Nuit en auberge occitane en chambre partagée.
Temps de marche : 7h00 / M : 1420 m - D : 1040 m.
Jour 6 - Monte Morfreid (2495 m) - Colle Bicocca (2285 m) - Chiesa (1480 m)
Pas de quoi s’arracher les cheveux pour accomplir notre étape d’aujourd’hui. Après avoir traversé le hameau de Grangette, nous serpentons sur un chemin charretier jusqu’à la grange Ciarma (2182 m). Après la Cima delle Serre (2385 m), nous jouons les funambules sur la crête qui sépare le Val Maira du Val Varaita. Et cela jusqu’au Monte Morfreid (2495 m). Devant nous s’élance majestueusement le Mont Viso (3841 m). Le col Terzière (2273 m) marque la fin de notre déambulation sur la crête et au col Bicocca (2287 m) nous prenons congé du Val Maira pour être les hôtes du Val Varaita. C’est l’une des plus vastes et des plus longues vallées de la province de Cuneo. Elle est le berceau du « Roi de Pierre », le surnom du Mont Viso, plus haut sommet de l’Occitanie. Certaines pierres des chalets des hautes vallées sont fleurdelisées et rappellent que celles-ci étaient jadis rattachées au Dauphiné.
Du col Bicocca, parmi les aulnes et rhododendrons de la Costa Sarsena, nous descendons dans le Val Varaita di Bellino jusqu’au hameau de Chiesa. Dans cette haute vallée le patrimoine bâti est très riche. Les ruelles des bourgades sont étroites, les maisons en pierre sont enrichies de portails sculptés et de cadrans solaires, les toits à larges bords sont couverts de lauze. Nuit en gîte.
Temps de marche : 6h00 / M : 1000 m - D : 1160 m.
Jour 7 - Colletto della Battagliola (2282 m) - Rifugio Grongios Martre (1736 m)
Le nom de Bellino pourrait être dérivé du français médiéval « belins » qui signifie brebis. L’élevage de celles-ci est l’un des fondements de l’économie de cette haute vallée. L’été venu, des vagues de laine ondulent sur les hautes prairies. Nous musardons au gré de celles-ci jusqu’au col de la Battagliola. En montant à la Punta della Battagliola (2401 m), nous remontons dans l’Histoire. L’endroit a été le théâtre d’une féroce bataille entre les troupes françaises et piémontaises en 1744 et a été ainsi baptisé « della Battagliola ». Les ruines d’une redoute rappellent ce passé. Couleuvrines et mousquets et se sont tus depuis quelques siècles et c’est en toute quiétude que nous dévalons au fond du Val Varaita di Chianale. Bercés par le clapotis des eaux du lac de Castello, nous suivons sa berge jusqu’au hameau de Castello (1600 m). Nous pénétrons alors dans la forêt de l’Alevé, renommée pour être la plus grande étendue de pins cembro des Alpes, et posons nos sacs au refuge Grongios Martre pour la nuit.
Temps de marche : 6h00 / M : 1060 m - D : 810 m.
Jour 8 - Col de Valante (2815 m) - Refuge du Mont Viso (2460 m)
Par un chemin muletier, nous nous engouffrons dans le sauvage vallon de Vallanta. Après les granges de Rio nous pénétrons dans un royaume minéral dont le souverain est le « Roi de Pierre », le Mont Viso avec ses 3841 mètres d’altitude. Les Romains l’appelaient Vesulus, le visible, son élégante silhouette étant reconnaissable de loin. Il n’est pas rare qu’en fin de matinée avec la chaleur et la vapeur d’eau dégagée de la plaine du Pô, il soit enrobé d’une brume épaisse, la nebbia. Le soir venu, elle disparaît avec le refroidissement. Nous franchissons le verrou sur lequel s’étalent les eaux du petit lac Bealera Founsa. Passé le refuge Vallanta (2445 m), des lacets nous hissent au col de Valante (2815 m), dominé par l’imposante masse du Mont Viso. Nous descendons au petit lac Lestio (2510 m), dont ses eaux sont la source du Guil. Le gazon succède aux éboulis jusqu’au refuge du Viso (2460 m). Nous voilà pour quelques heures dans le Queyras, aux confins de la haute vallée du Guil, trait d’union entre le Val Varaita que nous venons de quitter et le Val Pellice où nous serons demain. Nuit en refuge.
Temps de marche : 6h00 / M : 1080 m - D : 360 m.
Jour 9 - Col Seillière (2834 m) - Rifugio Jervis (1732 m)
Bien avant que la nebbia n’enrobe le Mont Viso, nous reprenons notre itinérance transalpine. Au col Sellière (2834 m), les sommets qui cernent le haut Guil se dévoilent. Nous ouvrons nos quinquets sur la crête effilée de la Taillante (3185 m), le Pain de Sucre (3208 m) et bien sûr les faces froides du Mont Viso. Le col franchi, nous sommes à nouveau chez nos amis Italiens. Nous entrons dans le Val Pellice, l’une des plus courtes vallées de la province de Turin. Difficilement accessible, sauvage et escarpée, elle fut une terre de refuge pour les Vaudois. Nous descendons au lac Lungo (2356 m) et savourons le panorama sur le fond de la vallée. L’érosion glaciaire a façonné la roche qui moutonne un peu partout. Par une crête morainique suivie d’un mélézin où la générosité de la nature a doté son sous-bois de myrtilles, nous abordons la vaste plaine de Conca del Prà (1775 m). Celle-ci était autrefois le fond d’un grand lac d’origine glaciaire. Les maisons de Partia d’Amunt dépassées, nous flânons parmi les pâturages non loin des berges du Torrente Pellice. Ses eaux iront se mêler à celles du Pô tout juste jailli d’une vallée voisine. À l’autre bout de la plaine, le hameau de Ciabot del Prà et le refuge Jervis annoncent la fin de notre errance. Nuit en refuge.
Temps de marche : 4h00 / M : 380 m - D : 1110 m.
Jour 10 - Col d’Urine (2525 m) - Abriès (1540 m)
En prélude aux alpages, les clarines nous carillonnent leurs sons mélodieux alors que nous quittons ce havre pastoral. Nous atteignons les granges del Pis (1907 m). Ces bâtisses sont si basses qu’elles semblent ne pouvoir être occupées que par des lutins. Nous nous dirigeons vers la combe d’Urine et la remontons jusqu’au col d’Urine (2525 m) d’où émerge la Tête de Pelvas (2929 m). Nous venons de faire nos derniers pas en Val Pellice comme le signifie une ancienne borne frontalière arborant la croix de Savoie de ce côté et la fleur de lys de l’autre. Au terrain rocheux à la montée côté italien succède une pelouse alpine à la descente côté français. La bergerie des Pierres Écrites nous rappelle une pratique des bergers du Queyras qui consistait à laisser leur trace en gravant sur la roche leurs initiales et une date. Sitôt sortis du bois de la Brune, nous descendons sur Abriès. Nuit en gîte.
Temps de marche : 5h00 / M : 800 m - D : 1000 m.
Jour 11 - Col de Malrif (2825 m) - Fonts de Cervières (2040 m)
Court transfert au Roux d’Abriès (1735 m), typique hameau accroché sur le flanc ensoleillé de la montagne de Gardiole. Cela commence par un cheminement à plat le long du torrent de la Montette. Cela se poursuit par un cheminement pentu dans un magnifique cirque dominé par le Bric Froid (3302 m). Mais pas de quoi donner le frisson. Au col des Thures (2797 m) nous retrouvons la silhouette de notre ami le Mont Viso ainsi que celle de certains sommets du massif des Écrins. Nous marchons sur un parterre de rocailles jusqu’au col de Rasis (2921 m). De l’autre côté nous attend un tout petit lac (2828 m) qui semble perdu dans cette univers minéral. Nous traversons à flanc sous le Grand Glaiza (3293 m) et atteignons le col de Malrif (2866 m) sur la crête aux Eaux Pendantes. Après le Traité d’Utrecht en 1713, la frontière alpine entre la France et le duché de Savoie a été établie selon le principe de partage par les « eaux pendantes » : le territoire à « eaux pendantes » côté italien devient savoyard, le territoire à « eaux pendantes » côté français devient français. Sur notre route nous croisons le Pic de Malrif (2906 m) avant de descendre le beau vallon de Pierre Rouge jusqu’aux Fonts de Cervières. Nuit en gîte.
Temps de marche : 8h00 / M : 1340 m - D : 1030 m.
Jour 12 - Col de Chaude Maison (2825 m) - Le Laus de Cervières (1740 m)
Nous remontons le vallon de Péas et débouchons bientôt dans un vaste cirque dominé par l’imposante pyramide du Pic de Rochebrune (3320 m). L’ambiance devient minérale. Nous enchaînons avec le ravin des Courtiers au-dessus duquel un replat nous offre un répit avant le col des Marsailles (2601 m). Une traversée à flanc sous la Turge de la Suffie nous mène à une petite dépression (2676 m). Puis nous zigzaguons dans les éboulis jusqu’au col de Chaude Maison (2825 m). La nature de la roche alentour prouve la présence d’une mer chaude et peu profonde il y a bien longtemps. Du col, nos regards se posent sur les cimes emblématiques du massif des Écrins. Le Pelvoux et les Ailefroides nous apparaissent dans leur magnificence. Nos yeux rassasiés de ce spectacle, nous rejoignons le fond du vallon des Oules et le suivons jusqu’au hameau du Laus de Cervières. Ici s’achève notre épopée transalpine. Un véhicule nous ramène à la gare de Mont-Dauphin.
Myrtilles et polenta auront probablement émoustillé nos papilles. Sans oublier le chocolat italien si dense qu'une cuillère pourrait tenir debout.
Temps de marche : 5h30 / M : 790 m - D : 1090 m.
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Tout compris.
| Départs | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| 13-06-2012 au 24-06-2012 | 1175 € | Fermé | |||
| 11-07-2012 au 22-07-2012 | Départ en cours |
1195 € | S'inscrire | ||
| 25-07-2012 au 05-08-2012 | 1195 € | S'inscrire | |||
| 16-08-2012 au 27-08-2012 | 1195 € | S'inscrire | |||
| 05-09-2012 au 16-09-2012 | 1155 € | S'inscrire | |||
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Fiche descriptive du circuit Myrtilles et polenta
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Randonnées FouillouseTemps de marche : Étapes de 6h00 en moyenne
Profil des étapes : Étapes pouvant présenter des dénivelées positives de 700 à 1000 m environ et/ou avec des distances de 15 à18 km. Vous portez vos affaires de la journée. Possibilité de passage en altitude.
Votre profil de marcheur : Vous êtes sportif endurant et marchez très régulièrement sur sentiers ou hors sentiers.